Résidence étudiante de 138 logements

Rue Courboulay, 72000 le mans

278

Programme

Transformation et surélévation d’un immeuble tertiaire (ancien central téléphonique) en résidence étudiante de 138 logements : 109 studios, 12 studios PMR, 4 T1bis, 12 T2 et 1 T2 PMR ; au rez-de-chaussée : le hall d’entrée, l’espace lounge-cafétéria, la salle de sport/jeux, le bureau/conciergerie, la laverie, la salle d’étude/multimédia, les locaux techniques et de maintenance

Concepteurs

  • Pharo architectes et urbanistes

Commune

  • le mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SNC Résidence Pasteur

Thèmes

  • Patrimoine

Surface(s)

4 028 m2 SP, 3 570 m2 SHAB

Coûts

5 100 000 € HT soit 1 428 € HT/m2 SHAB

Documents

L’édifice existant, ancien central téléphonique, date de 1946. La conception très technique de ce bâtiment, construit sur-mesure pour ses équipements, présente au domaine public des façades dessinées avec soin, suivant une trame d’une très grande rigueur.

Le projet consiste à̀ réhabiliter, transformer et rehausser ce bâtiment pour l’implantation d’une résidence étudiante.

La vocation technique première de ce patrimoine architectural présente de multiples défis. La structure des planchers est différente à chaque niveau. La trame constructive liée aux premiers besoins du bâtiment est irrégulière et complique le passage des réseaux. Malgré cela, le choix est fait de transformer les contraintes de ce patrimoine architectural en forces et de déployer des logements dans une logique d’équilibre économique tout en mettant en valeur l’originalité de l’existant. Les planchers sont conservés et le bâtiment surélevé. Les hauteurs sous plafond importantes à certains niveaux permettent de donner des volumes généreux aux studios.

L’extension renforce la verticalité du bâtiment par une toiture affirmée avec une couverture en aluminium à joint debout. A la proue du bâtiment, la couverture courbe reprend ainsi l’ensemble des droites y convergeant pour les harmoniser en un seul et même volume. Cette surélévation permet de créer deux niveaux supplémentaires. Elle complète avec subtilité les larges façades dont les grandes ouvertures sont conservées, notamment sur la proue s’offrant à la vue dégagée de l’angle des rues Pasteur et Paul Courboulay. La charpente et la couverture de l’extrémité nord du bâtiment – qui se termineront par un dôme – sont un véritable défi technique pour les entreprises étant donné la toiture gauche sur les 4 dernières travées.

Au rez-de-chaussée se trouvent les parties communes de la résidence : hall, cafétéria, salle de projection, buanderie… Les étages et les extrémités du rez-de-chaussée abritent les logements. Dans un souci d’ergonomie, chaque logement bénéficie d’un toit en pente, permettant d’intensifier la luminosité et de générer une sensation de cocon.

Ce projet est emblématique des possibilités de « recyclage » contemporain d’un bâti existant remarquable.


Approche environnementale : Le tout premier choix environnemental a été de conserver le bâtiment existant, de le réhabiliter, le transformer et de le rehausser. Le bois, a été choisi pour sa facilité de mise en œuvre en hauteur et créer une couverture. Son caractère renouvelable et recyclable, contribuent à limiter l’impact de la construction sur l’environnement. Sa masse volumique est ici essentielle par rapport à tout autre matériau, pour peser le moins possible sur les structures existantes. Le bois permet également une rapidité, une souplesse d’exécution et d’adaptation sur le site.
Consommation d’énergie :
Bbio<=Bbiomax 22.40 <= 60.00 points – 62.67 %
Cep<=Cepmax 86.10 <= 86.60 kWhep/m2/an – 0.58 %

Bureau(x) d’études : Techniques et Chantiers, Rabier Fluides Concept, Even Structures, Yves Hernot et Ouest Acoustique, Soderef Développement
Photographe : Paul HAMELIN

Ancien couvent de La Visitation

rue du vert galant, 72000 le mans

286

Programme

Restauration d’une partie de l’enveloppe extérieure de l’ancien couvent, une extension entre deux ailes existantes rue du Vert Galant (745m2), le rétablissement de la cour du cloître avec
la création d’un parking en sous-sol, la création d’un parvis d’entrée du site, la création de cellules commerciales et de restaurants

Concepteurs

  • Pharo architectes et urbanistes & Laurent Cohin architecte patrimoine associé

Commune

  • le mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Sas Autrement - Sci la visitation

Thèmes

  • Patrimoine

Surface(s)

Existant : 9 450 m2Extension : 745 m2

Coûts

4 534 000 € HT

Documents

Ce programme de restauration de l’ancien couvent de la Visitation, classé Monument historique, est un projet majeur pour la ville du Mans. Le projet concilie l’histoire et l’esprit de ces lieux avec l’inscription de gestes architecturaux contemporains pour ouvrir ce lieu aux Manceaux. Les principales destinations de cet ensemble sont la création d’appartements de standing, de bureaux, de cabinets médicaux, de boutiques ainsi que d’établissements de restauration gastronomique. Une entrée commune aux résidents et au public permet d’accéder directement au cloître depuis la place de la République. Le cloître dessert l’entrée de l’hôtel Le Prince mitoyen, les circulations verticales (escaliers et ascenseurs) des appartements et l’ensemble des boutiques situées au rez-de- chaussée. Un grand emmarchement dessert également le cloître vers l’ouest depuis la rue du Vert Galant via la nouvelle voie créée en cœur d’îlot à l’ouest du site. Une extension entre les deux petites ailes nord du XIXèmes. rue du Vert Galant abrit un magasin d’alimentation «biocoop», un restaurant gastronomique, et des plateaux de bureaux à l’étage.


Bureau(x) d’études : FL Ingenierie, économie de la construction Bet blin, bet fluides Bet Bader, bet électricité
Photographe : Julien Poulain et Patrick Leguennec

Direction de la Solidarité départementale

32 rue Paul Courboulay, 72000 le mans

446

Programme

La Direction de la Solidarité départementale au Mans accueille les services suivants :
– Aide sociale à l’enfance
– Protection maternelle infantile
– Lutte contre l’exclusion
– Espace de rencontre Parents/Enfants

Concepteurs

  • MAP Métropole Architecture Paysage

Commune

  • le mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Département de la Sarthe

Thèmes

  • Patrimoine

Surface(s)

1373m² sdp

Coûts

2,03M€ HT

Documents

L’objectif du projet était de concilier « le génie du lieu », et le cahier des charges programmatique pour conférer au nouvel ensemble son identité d’équipement public.

Optimisation du projet pour le respect du budget « très serré » du maître d’ouvrage
Le respect du budget a été rendu possible par une modification du programme. Nous avons proposé de reconduire la destination des locaux d’origine classés « code du travail ». De ce fait, la disposition des locaux, le dimensionnement des escaliers et des circulations se sont avérés conformes.
En donnant une 3ème vie au bâtiment de Jean Lecouteur et en mettant en valeur ses qualités architecturales et ses qualités d’usage, nous avons révélé le « génie du lieu ».
Le projet architectural : Lisibilité et intériorité
L’objectif du projet a été de concilier le génie du lieu et le programme pour conférer au nouvel ensemble son identité d’équipement public. L’extension s’inscrit dans la continuité de l’alignement du bâtiment existant. La résille verticale en double-peau donne son unité à l’ensemble en se prolongeant entre les poteaux du bâtiment initial. Elle a pour fonction l’occultation solaire et la protection visuelle des terrasses. Les terrasses représentent un espace tampon avec l’extérieur et sont le prolongement des espaces d’accueil et de convivialité dont l’intimité est préservée par la résille. Derrière le filtre de la résille, ces terrasses créent un jeu de pleins et de vides qui avec celui des courbes et contrecourbes anime la façade et adoucit l’effet d’alignement. Le rythme des montants verticaux dynamise l’ensemble.

Le parti fonctionnel : lieux d’accueil et lieux de travail
Le principe de fonctionnement est de séparer clairement les locaux accessibles au public des locaux administratifs qui peuvent fonctionner de manière indépendante.
La localisation préférentielle des locaux de travail – moins contraignant au niveau règlementaire – dans le bâtiment existant, permet d’en optimiser la conservation, ainsi que celle du bel escalier central fédérateur.

Locaux accessibles au public
Ils sont situés en rez-de-chaussée et en rez-de-jardin. L’accès est contrôlé par l’accueil central au rez-de-chaussée rue Courboulay. Le pôle PMI (Protection Maternelle Infantile) est situé en rez-de-jardin et est accessible depuis le RDC par le grand escalier ouvert spécifique et l’ascenseur. La large trémie de l’escalier à proximité de la façade permet d’éclairer zénithalement le hall d’attente


Approche environnementale : Le site est une ressource
– Démarche Réemploi dès la conception
Construire avec l’existant : Conservation et Réemploi
Le bâtiment initial « ancienne maison des sports » a été construit en 1966 par Jean Le Couteur, architecte archétypal de la reconstruction et des trentes glorieuses, auteur des grands ensembles (rue Courboulay au Mans et à Allonnes) et de bâtiments monumentaux remarquables comme la basilique d’Alger.

Les éléments réemployés sont :
– L’escalier central
Le bâtiment est structuré par un bel escalier central en colimaçon. Sans contre-marches avec une hauteur de marche légèrement trop haute, il n’est pas conforme aux normes ERP actuelles. Nous avons proposé, pour le conserver, de faire évoluer le programme afin qu’il ne concerne que la partie non accessible au public du projet. Hommage lui a été rendu par la construction d’une réplique (aux normes !) pour mettre en relation les deux niveaux du hall d’accueil du public.

– La façade
Le bâtiment existant présente en façade, un rythme élégant de poteaux en béton préfabriqué avec un remplissage en panneaux menuisés fixes complétés par des volets de ventilation. Si le diagnostic des menuiseries n’a pas permis de les conserver, elles ont été remplacées en conservant le même principe.

– Réemploi des éléments de second œuvre
L’immeuble – vidé depuis plusieurs années ayant été laissé « dans son jus », nous avons repéré un certain nombre d’éléments d’origine intéressants et témoins de leur époque et réemployés dans le nouveau projet.
– Certains sols (pierre de Comblanchien, carrelage grés cérame noir petits formats)
– les portes clarit avec leur quincaillerie de cuivre,
– les dalles de faux-plafond d’époque avec effet 3D cinétique
– le revêtement stratifié « acajou » d’origine a été reconduit sur les nouvelles portes de bureaux
– les luminaires existants adaptés aux normes actuelles

– RT2012 pour l’extension
– Pompe à chaleur en aérothermie
– Système de free-cooling (des volets de ventilation s’ouvrent la nuit pour rafraichissement nocturne)
– Panneau rayonnant à basse température installé au plafond

Financement :
Budget général de la collectivité

Bureau(x) d’études : TEKHNE Ingénierie (BET), ACOUSTIQUE & CONSEIL (Acousticien), CARRÉ D’AIRE (OPC)
Photographe : Arnaud Rinuccini

Mairie

13, route d 'Or, 72170 JUILLE

503

Programme

Octobre 2009 : Achat par la commune de Juillé du Vieux Château.
2010 : Concertation avec le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine de la Sarthe
Début 2011 : convention d’objectif avec le CAUE de la Sarthe
Début 2012 : Choix de l’architecte : M. COHIN Laurent
Septembre 2015 : validation de l’avant projet définitif
06 juin 2016 : Inscription du logis au titre des monuments historiques
Mars et Juillet 2016 : Demande subventions (DETR, DRAC, Conseil Départemental, Région)
Septembre 2016 : Diagnostic archéologie par l’INRAP
Fin 2016 : Validation du Permis de construire
2017 : Début des travaux de restauration
Oct 2018 : Fin des travaux
Nov 2018 : Inauguration
Janv 2019 : Installation de la mairie dans le logis nommé « Logis du Guesclin »

Concepteurs

  • Architecte Laurent COHIN

Commune

  • JUILLE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Juillé

Thèmes

  • Patrimoine

Année de réalisation

2018

Surface(s)

Surface de plancher : 157.60 m²

Coûts

Acquisition : 100 000 €Coût des travaux : 469 212.79 € HT

Documents

La commune se rejouit de laisser aux générations futures cette nouvelle mairie, ce logis du Guesclin du XVème siècle, partie de notre Vieux Château construit sur des anciens thermes gallo-romains dont la tour du IIème siècle encore présente sur ce site réhabilité porte témoignage. Cet endroit si chargé d’histoire pour un petit village de 500 âmes comme le nôtre va constituer un lieu emblématique de notre patrimoine.
Cette restauration est l’écriture d’une belle histoire rendue possible par l’investissement et la qualité du travail de nombreuses personnes : élus et employés communaux, collaborateurs d’entreprises spécialisées, membres des services du patrimoine national avec notre architecte Laurent Cohin.
En ce qui concerne les aspects financiers, la gestion fut conduite avec une grande rigueur pour le respect des coûts prévus initialement et ceci constitue une profonde satisfaction pour nous au regard des nombreux appuis dont nous avons pu bénéficier.


Approche environnementale : La découverte du lieu nous plonge instantanément dans l’histoire. Cette histoire n’est pas évidemment perceptible au premier coup d’œil ; il faut longtemps regarder, puis relever, rechercher, analyser, comprendre…
Un savant mélange de traces intrigantes apparait et malgré tout, le fil conducteur semble évident : ne rien modifier … ou presque !
Les archéologues de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives missionnés par le Service Régional de l’Archéologie ont révélé des sources historiques majeures qui ont permis de confirmer ou d’ajouter les principales dispositions architecturales à conserver dans le projet de restauration étudié par la maitrise d’œuvre.
Chaque acteur a œuvré dans le souci d’une restauration-conservation la plus authentique et la plus attachée au détail.
Pour la commune la concrétisation de ce projet a été rendu possible grâce aux revenus issus du parc éolien installé sur le territoire de Juillé depuis 2013. Allier patrimoine et innovation était essentiel pour la commune.

Financement :
Financement de l’acquisition par un emprunt en totalité
Financement des travaux
DETR : 56 520.00 €
Direction Régionale des Affaires Culturelles : 67 993.36 €
Conseil Régional : 67 993.00 €
Conseil Départemental : 67 993.00 €
Travaux d’interêt local : 10 000.00 €
Fondation du Patrimoine : 48 130.00 €
Autofinancement : 150 583.43 €

Bureau(x) d’études : Ecs Ingiénerie
Photographe : Commune de Juillé et M. LAGADEC Olivier

Mairie

1 rue de la mairie, 72540 Mareil-en-Champagne

1983

Programme

Transformation d’un corps de ferme en mairie : un équipement communal ouvert sur le paysage et sur l’espace public.

Comment une intervention avec l’existant peut-elle dépasser le simple changement d’affectation d’un bâtiment pour donner un statut d’équipement et élargir l’intervention à l’échelle du paysage et des usages sur l’espace public ?

Pièces : Salle des mariages, salle des conseils, bureau du Maire, accueil-secrétariat, local employé communal, local des associations, sanitaires.

Concepteurs

  • François Brugel architectes associés
  • Huitorel & Morais architectes mandataires

Commune

  • Mareil-en-Champagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Mareil-en-Champagne

Thèmes

  • Patrimoine

Surface(s)

182,50 m² SDP

Coûts

Coût travaux : 420 000 € HT

Documents

En 2015, la commune de Mareil-en-Champagne hérite d’un corps de ferme au croisement principal du centre-bourg. Déplacer la mairie excentrée semble alors judicieux. Néanmoins, la perte de moyens et de responsabilités des maires nous interpelle sur le sens à donner à un projet de mairie en 2020. Il nous apparait indispensable de dépasser la simple transformation de l’édifice pour participer plus largement à dynamiser le centre-bourg en offrant la possibilité d’accueillir d’autres besoins comme une salle communale ou un abri-bus, tout en imaginant une mutation future.

Le diagnostic sanitaire qui révèle des pathologies structurelles, permet d’envisager une déconstruction partielle du bâtiment pour lui donner le caractère institutionnel. L’acte de démolir devient un outil de projet : la suppression de l’aile en retour permet de dégager la façade sud pour obtenir une salle intérieure généreuse et ouverte sur le bourg, en relation avec le café, l’église et le prieuré.

À l’intérieur, nous exploitons les charpentes existantes avec un jeu de plafonds pour capter la lumière zénithale et hiérarchiser les pièces. La salle du conseil municipal et celle des mariages sont séparées par un rideau thermique qui permet des réunions en petit comité. Ouvert, il offre à la commune une salle des mariages sur deux travées, ouverte sur le parvis public et sur le grand paysage à l’horizon.


Approche environnementale : Performance projet : 75 kWhEP/m².an
Soit une amélioration thermique de 82% par rapport au bâtiment existant

Matériaux bio-sourcés :
Isolation intérieure en laine de bois
Menuiseries extérieurs en chêne
Ardoises naturelles
Enduits à la chaux de St-Astier

Financement :
Le coût total du projet s’élève à 513 563 €. Le financement est assuré par des subventions : Dotation d’équipement des territoires ruraux : 100 650 €, Territoire à énergie positive pour la croissance verte Vallée de la Sarthe : 60 000 €, Région : 40 000 €, Communauté de communes LBN : 22 913 €, subvention parlementaire sénatoriale : 10 000 €, un emprunt de 110 000 €, et un autofinancement de 170 000 €

Bureau(x) d’études : Cadence BET TCE, Mahaut de Laage paysagiste
Photographe : Raphaël Perdrisot