Espace scolaire et théâtre de plein air

rue Charles de Gaulle, 72300 Parcé-sur-Sarthe

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Programme

– Insérer un complexe de restauration scolaire (si contraint des points de vue normatif, technique, usages et flux) avec sobriété et continuité au sein d’une Petite Cité de Caractère, dont l’identité du bâti homogène caractéristique remonte au 15e siècle.
– Intégrer sans la subir, la quantité colossale d’équipements techniques embarqués qui dénaturent beaucoup d’architectures de ce type.
– Imaginer une construction durable, évolutive, intemporelle, emprunte de l’ADN du site

Concepteurs

  • Tristan Brisard architecte (44)

Commune

  • Parcé-sur-Sarthe

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Parcé-sur-Sarthe (72)

Thèmes

  • Architecture

Surface(s)

770 m2 SP

Coûts

1 640 000 €HT valeur 2017

Documents

Les formes épurées de béton coulé en place viennent en écho du sol calcaire du terrain d’assise, des murs et fortifications de pierres du centre bourg.

Cinq émergences font clin d’œil aux silhouettes caractéristiques du village. Trois d’entre elles forment une double hauteur qui confère aux espaces solennité et confort acoustique. Les deux autres accueillent les locaux techniques (chaufferie et multiples équipements en toiture à ciel ouvert) cachés et isolés des avoisinants du point de vue phonique. Le niveau RDJ du bâtiment est ainsi libéré des espaces techniques pour une libre circulation de la lumière et des personnes.

Un plan en carré évidé dessine une construction qui définit en elle-même son propre contexte, un jardin intérieur en écho des jardins clos de murs du centre-bourg . Cette architecture protectrice de façade fortifiée est caractéristique de l’identité de la commune et se justifie par la volonté de protéger les enfants. Le portail passé, la construction s’ouvre intégralement sur l’école et le contexte paysager. Les espaces intérieurs s’interconnectent.

L’idée de concevoir un bâtiment qui semble avoir toujours été là, avec une autre fonction, se matérialise ici par un plan basé sur un carré parfait (temples, monastères, couvents, etc.), la trame régulière des poteaux en béton dont la taille et la forme hexagonale évoquent les enfilades classiques des colonnes doriques, la distribution des espaces via un cloitre.

Les portes revêtues de planches de chêne donne cette sensation d’intemporalité. Elles nous font oublier l’époque constructive actuelle, où l’Architecture se constitue et s’identifie par l’agglomération et la juxtaposition de produits manufacturés, normés, reconnaissables d’un bâtiment à l’autre. L’Architecture n’est-elle pas d’abord l’édification d’espaces à vivre originaux, où l’art de bâtir et les savoirs faire des compagnons tiennent le premier rôle ?


Approche environnementale : – Plan libre offrant évolutivité et réversibilité futures
– Economie de doublages
– Lumière et ensoleillement
– Chaudière à granulés bois

Bureau(x) d’études : OTEIS (44-72), BEGC(44), URBATERRA(49), ACOUSTIBEL(35)
Photographe : François Dantart et Tristan Brisard