Entrée de l’hyper centre-ville

Place de la Chasse Royale, 72000 Le Mans

825

Programme

Réaménagement des espaces publics principaux de tout un quartier ; une avenue, deux boulevards, une rue, deux places commerçantes et des quais longeant la Sarthe.

Concepteurs

  • L’Anton & Associés

Commune

  • Le Mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Le Mans Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

5.5 ha

Coûts

10 M € HT

Documents

Le vaste quartier situé le long de la Sarthe, sous les remparts de la Cité Plantagenêt, de par sa situation en entrée de ville a été envahi par un trafic de transit dans les années 1960/70. La création de l’autoroute A11, puis de l’A28 et enfin des deux lignes de tramways desservant l’agglomération permettent aujourd’hui de repenser le fonctionnement trop routier de ce secteur baptisé « Voltaire-Cordelet ».
Le Mans Métropole a donc redéfini le plan de circulation des principales rues de ce quartier. La maîtrise d’oeuvre de ces aménagements a été confiée à l’Agence L’Anton par un accord cadre. L’opération s’accompagne d’un travail particulièrement soigneux sur les matériaux, le mobilier, le matériel d’éclairage, les ambiances lumineuses et la forte présence de la nature en ville.
Une concertation particulièrement aboutie.
A travers ce projet, la Maîtrise d’Ouvrage a affiché sa volonté d’innover en matière de co-élaboration active du projet avec les habitants et les usagers. Un expert en concertation a été nommé pour mener à bien cette mission aux côtés de l’Agence L’Anton. Le schéma théorique de l’élaboration d’un projet basé sur trois piliers est ici mis en place.
Ce schéma associe Maîtrise d’Ouvrage, Maîtrise d’oeuvre, et Maîtrise d’Usage (cette dernière ne consistant pas à maîtriser les usagers, mais à associer riverains, gestionnaires, commerçants et utilisateurs des espaces). La concertation a donné lieu à la création d’un Comité Consultatif de Suivi associant gestionnaires et usagers et chargés d’accompagner le projet.
Sensibilité commerçante et changements d’usages.
Urbanisé à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, ce secteur constitué principalement de « mancelles » (maisons typiques des faubourgs manceaux) présente l’image d’une ville dense et peu élevée. La valeur sociale des espaces de ce quartier, leur proximité au centre-ville historique, leur vitalité commerçante, méritaient une mise en valeur. En lieu et place de stationnements parfois anarchiques, le projet consiste à créer des espaces de convivialité, lieux de rencontres, de promenades, d’échanges en s’appuyant sur l’aspect patrimonial du site.
Une transformation radicale autour de la nature en ville et de la collecte des pluviales.
L’installation de circulations douces confortables, cyclables en particulier, et la réorganisation des stationnements va de pair avec le renforcement de la place de la nature en ville. Dans une ville à l’assainissement unitaire, et sur des espaces entièrement imperméabilisés, les pluviales sont entièrement réinfiltrées en place, collectées dans des espaces en creux généreusement boisés le long des voies et acheminées vers un square au coeur d’une place circulaire transfigurée.
Grâce à la concertation approfondie, l’opération en cours d’achèvement a recueilli une forte adhésion des populations locales même lors des phases impactantes du chantier.

 

Photographe : Jean-Marc L’ANTON

Extension du parc Victor Hugo

rue Victor Hugo, 72000 Le Mans

1142

Programme

D’un immeuble administratif à un îlot de fraicheur alliant biodiversité et patrimoine en coeur de ville

Concepteurs

  • Arts des Villes et des Champs

Commune

  • Le Mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil départemental de la Sarthe

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Renaturation d’un espace de 2 200 m²

Coûts

LOT 2 : 319 092,60 € TTCLOT 1 : 232 090,90 € TTCBTP Consultants : 3843 € TTCFondasol : 1740 € TTCTOTAL : 609 261,22 € TTC

Documents

Construite au début des années 1970, la cité administrative trouve sa place au croisement des rues Chanzy et Victor Hugo sur une partie des jardins de la Préfecture ainsi que le parc Victor Hugo. La présence d’amiante dans le bâtiment et la délocalisation des services de l’état ont conduit à la démolition de ce volume construit qui fermait la perspective sur le parc.
La déconstruction a mis à nu un site stratégique, propriété du Département de la Sarthe, en plein coeur du Mans et un blockhaus où siégeait durant la seconde guerre mondiale le commandement de l’armée allemande pour l’ouest de la
France. Dans l’ancienne enceinte du couvent de l’abbaye de Couture, ce lieu concentre des enjeux majeurs à la fois historiques et géographiques compte tenu de son positionnement stratégique dans centre ville historique.
L’espace vide laissé par la disparition de la cité administrative et son parking offre des opportunités d’aménagement qui vont d’abord s’orienter vers la mise en place d’une aire de stationnement pour répondre aux besoins des riverains et des usagers des bâtiments publics de proximité…
Face à la pression du tout-voiture qui aurait conduit indubitablement à l’imperméabilisation totale du site pour faire un parking, les élus du Département ont fait le pari d’une programmation autre pour répondre à la fois à la demande sociale et aux enjeux climatiques. Ils ont ainsi cheminé
avec l’équipe d’étude pour s’orienter vers un programme qui a volontairement écarté la voiture pour permettre :
• La création d’un terrain multi-sports dédié en journée au collège (pour les cours d’éducation physique) et sur les autres plages d’ouverture du parc aux habitants
• L’intégration et la mise en accès du Blockhaus pour accueillir des visites guidées et valoriser ce patrimoine spécifique
• L’extension du parc Victor Hugo pour lui redonner son ancien périmètre
• La restauration des ferronneries de l’enceinte du parc et la création d’une
nouvelle entrée plus majestueuse du parc dans l’axe de la rue de la Mariette.
• La création d’un îlot de fraicheur en ville avec une désimperméabilisation des sols et une infiltration des eaux pluviales.

 

Photographe : Conseil Départemental de la Sarthe

Technocampus Acoustique

21 Rue de Thalès de Milet, 72000 Le Mans

888

Programme

Réhabilitation de bureaux et construction de cinq halles de recherches : vibroacoustique, aéroacoustique, contrôle et qualité, numérisation et simulation et halle technologie des surfaces et matières et interfaces industrielles. Les travaux ont été réalisés en site occupé en deux phases. Le projet a été développé en BIM.

Concepteurs

  • ARS – architectes urbanistes associés

Commune

  • Le Mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SAS Accoustinov

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

3 380 m² SU

Coûts

5.9 M€ (HT)

Documents

Le Technocampus acoustique prend place à proximité du campus universitaire et se développe sur une surface d’environ 3 000 m² de bâtiments avec une partie tertiaire et des halles de recherche. Pour ce projet, nous avons saisi l’opportunité de réhabiliter le bâtiment d’origine des années 90 dont la structure métallique en bon état, afin d’accueillir une partie du programme. Le réemploi de ce bâtiment permet d’économiser des ressources et représente un enjeu environnemental d’actualité lors de l’intervention sur un site construit.
Les façades et la couverture existantes sont déposées pour recevoir un nouveau revêtement.
La nouvelle façade est conçue comme le signal du Technocampus acoustique pour les personnes qui circulent sur le boulevard, autour du rond-point et le long de l’avenue René Laënnec où circule le tramway. Elle est l’image du Technocampus acoustique pour les personnes qui n’ont pas l’occasion de fréquenter les espaces intérieurs du campus et de circuler le long de la rue Thalès de Milet.
La façade en caissons se prolonge sur les halles de recherches le long du boulevard et assure l’unicité du projet. Le bâtiment existant est intégré aux nouveaux édifices et une teinte blanche harmonise les différentes constructions. A l’intérieur, la structure est vidée en son centre afin d’accueillir l’entrée autour d’un atrium permettant des moments de convivialités et de rencontres entre les occupants.
L’image des caissons acoustiques qui habillent les parois intérieures des chambres sourdes est utilisée pour illustrer la fonction du Technocampus, l’acoustique. Ces reliefs sont réalisés avec un matériau adapté : l’Alucobond Facademaker. L’Alucobond est un matériau pérenne dans le temps, un panneau composite habillé de feuilles en aluminium. Le procédé Facademaker, par un jeu de pliage, donne le relief des caissons recherché. Les caissons en Alucobond sont conçus avec une couleur blanche pour mettre en valeur le relief de la façade et jouer avec la lumière et les ombres tout en harmonisant l’ensemble des constructions du Technocampus acoustique.

 

Photographe : Simon GUESDON

Filles Dieu

Avenue Rostov sur le Don / Rue des Fallotiers / Rue de la Barillerie, 72000 Le Mans

1680

Programme

Rénovation énergétique de 81 logements

Concepteurs

  • A2A architectes

Commune

  • Le Mans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Le Mans Métropole habitat

Thèmes

  • Patrimoine

Année de réalisation

2024

Surface(s)

6000m² SP

Coûts

3 140 000€ (HT)

Documents

Comment rénover une opération de logements datant des années 80, architecture souvent stylisée, aux aspects formels évocateurs de cette période du postmodernisme ?
Comment rénover une opération d’ampleur en plein cœur de ville située entre la vieille ville au patrimoine remarquable et un centre-ville commerçant toujours en recherche de dynamisme ?
Il a fallu d’abord porter un diagnostic fin du contexte urbain dans lequel les 81 logements s’inséraient, mettant en valeur les nombreux bâtiments institutionnels, les bâtiments classés au titre des monuments historiques, l’importance des flux périphériques et des flux traversants le site, le niveau de végétation autour et en cœur d’ilot, la colorimétrie des façades voisines… (voir fichier pdf de la phase DIAG)
Ensuite, une analyse architecturale du bâtiment s’est imposée du fait d’une grande complexité dans l’écriture des façades rendant peu lisible le bâtiment et s’expliquant par les éléments suivants : halls d’entrée peu identifiables, découpage horizontal et vertical très marquée par les joints du système constructif (prémur isolé), identité particulière créée par la présence d’un crénelage et de frontons en toiture, plusieurs typologies de loggias disposés plus ou moins aléatoirement, une multiplication de teintes pastelles… (voir fichier pdf de la phase DIAG)

Nous proposons alors de donner une nouvelle lecture des volumes et façades à ces bâtiments et de permettre leur meilleure intégration dans ce tissu urbain entre la vieille ville historique et le centre-ville commerçant :
– en développant une image plus unitaire de l’ensemble bâti dans un contexte de grands équipements,
– en marquant les pignons donnant sur la collégiale Saint Pierre La Cour et sur la place de l’Eperon,
– en identifiant clairement les halls depuis l’espace public,
– en renforçant les verticalités par des habillages bois des fonds de terrasses et des loggias.

Cette requalification apporte une image plus contemporaine aux bâtiments mais aussi à l’environnement urbain tout en restant sobre et discrète. L’utilisation du bois est un rappel aux anciennes constructions en bois présentes sur le site. Les couleurs utilisées restent dans la gamme de couleur existante dans l’environnement bâti tout en apportant chaleur et modernité.
Le groupe Filles Dieu fait ainsi écho à la cité Plantagenêt tout en impulsant la transition vers le centre-ville. La rénovation thermique du projet via l’isolation par l’extérieur est ainsi une opportunité de renouvellement architectural mais aussi urbain.

 

Photographe : Paul Hamelin